J'suis complètement à l'abandon, crucifiée, j'suis délattée mais j'veux pas me laisser crever, pas pour toi ... J'voudrais rire à en pleurer mais il est toujours plus facile de dire les choses que de les appliquer. La raison voudrait chasser parfois ma pensée, lequel de nous n'a pas rêvé de perdre la mémoire ? Pourtant il faut souvent, bâtir l'avenir avec nos souvenirs.
Tu ne peux plus rien pour moi, seulement t'éloigner de moi, t'écarter un peu de mon soleil. Tu as mis devant mes yeux tant de bonheur, je n'avais jamais rien vu de pareil. Je reste là perdue sans toi et je ne sais pas comment t'oublier ... Et c'est bien là tout mon malheur, tu étais le seul que jamais je n'aurais dû croiser. Je t'avais donné mon c½ur, tu voulais déjà ma vie, un instant j'ai cru ne plus te quitter. J'ai mal, si seulement tu pouvais revenir. La nuit je rêve encore que tu es près de moi. Et sans faire aucun effort, tout me rappelle à toi. J'ai gardé le meilleur comme on garde un porte bonheur pour tous ces moments là où je ne suis rien sans toi ...
Quand je te vois je baisse les bras car je ne sais pas comment t'oublier ... Alors dis-le moi toi, donnes-moi la solution. Mes larmes et le temps n'effacent pas tous les souvenirs. Je pourrais pleurer un océan mais il restera des vagues de désir. Alors je préfères marcher sous la pluie en regardant le ciel et ne penser à rien d'autre que la pluie qui ruisselle, cette pluie sur ma peau qui vient tout effacer. J'voudrais être moi à nouveau, n'avoir plus de passé sur mon chemin et t'oublier. Marcher à l'infini, me vider de mes larmes, n'être plus qu'une absence au creux de ces heures qui me tuent, marcher comme un pantin et tomber à genoux mais marcher malgré tout, marcher jusqu'à plus rien, pour t'oublier.
T'oublier et au bout de ma peine voir se lever la vie. J'voudrais y arriver mais j'y suis encore bien loin. Je voudrais que tu reviennes mais toi, quand tu me vois, tu ne vois rien, rien de ma peine. Je fais semblant de t'oublier, je fais semblant de t'ignorer, pour le retour de notre amour, pour te revoir et te garder toujours, je fais semblant de t'oublier mais au fond je n'y arrive pas. On dit toujours que quand on veut on peut, je veux pas ? Peut-être parce que j'y ai cru un peu trop fort, peut-être parce que ce beau roman avait bien commencé, mais les dernières pages sont bêtes à pleurer. Quand on se fait plus de mal que de bien, vouloir continuer ne rime à rien. Mais je finirai par t'oublier, par sourire. Vous mes amis vous essayerez de lui mentir, en le voyant dites-lui bien que je suis heureuse, que tout va bien et que je n'ai besoin de rien. En le voyant dites-lui bien que très souvent vous m'entendez rire de loin. Ne dites pas la vérité, ne dites pas qu'il me faudrait plus d'une vie pour l'oublier ...